Poésie 201

Mais que se passe-t'il ?
Sommes nous, tous, devenu fous ?
Sommes nous si mercantiles
Que l'argent compte plus que tout ?

Au service du Dieu "argent"
Nous perdons toute humanité
Oubliez, les beaux sentiments !
Rien à cirer de la charité !

Nos gouvernements font des alliances
Avec les dictateurs de plusieurs pays
Il est si facile de faire taire les consciences
Lorsque la seule chose qui compte c'est le profit

Nous détruisons la nature sans vervogne
En demeurant sourds à ces appels au secours
Chacun fait sa petite affaire, sa petite besogne
Faisant fie de ce qui nous entoure

Pendant que la moitié de la planête se meurt
L'autre s'amuse et gaspille sans remord
La pornographie et la luxure sont à l'honneur
Dans notre monde en technicolor

Des milliers d'espèces à chaque jour
Disparaissent à tout jamais de la terre
Il n'y a plus de place pour le véritable amour
Dans nos coeurs solitaires

Les semanciers nous empoisonnent
Avec leurs grains transgéniques
Pendant que partout foisonnent
Des cancers et des virus à un niveau épidémique

Tant pis, aussi, pour nos sols contaminés
Par les compagnies minières et pétrolières
Pour quelques centaines d'emplois bien payés
Qui font taire bien des fonctionnaires

Malgré l'évidence des collusions
Entre les industriels et nos dirigeants
On s'évertue à nous faire croire que la corruption
Ne concerne qu'une poignée infime de gens

Les syndicats sont devenus si puissants
Que le patronnat, acculé au mur
A défaut de rendements suffisants
Envisage la faillite comme ultime mesure

Nous les retrouveront au Bangladesh où au Pakistan
Où ils paieront des salaires de misère
A des ouvriers infiniment reconnaissants
Pendant que nos chômeurs feront moins les fiers

Lorsqu'ils rejoindront la cohorte d'affamés
A la porte des banques alimentaires
Peut-être, enfin, vont-ils réaliser
Que la richesse est bien éphémère

Et que seul compte la solidarité
La justice sociale, la fraternité
Mais pour certains il sera trop tard
Ils seront déjà dans l'immense trou noir

Lili le 1er décembre 2009










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# Posté le mardi 01 décembre 2009 20:44

Poésie 200

Poésie 200
Ça fait trois fois que je rêve de toi
C'est à se demander pourquoi
D'autant que je suis tellement bien
Depuis que je lui ai donné ma main

Ce n'est pas si simple de tourner la page
C'est un peu, en fait, comme un veuvage
Je n'ai pas vu ton corps mort et froid
Ceci explique peut-être cela

Il n'y a pas eu d'adieu officiel
Pas d'explications, pas de fiel
Placé devant le fait accomplit
J'ai simplement continué ma vie

Alors, si par moments, tu réapparais
Dans mes rêves où mes regrets
C'est que je n'ai pas réussis, à t'extirper
De ma chair et de mes pensées

Mais blottis tout contre lui
Au chaud, bien à l'abri
Je sais qu'il n'est pas loin le temps
Où tu rejoindra le néant

Lili 13 octobre 09


# Posté le mardi 13 octobre 2009 23:18

Modifié le mardi 13 octobre 2009 23:29

Poésie 199

J'ai la tête dans les étoiles
Mais les pieds bien ancrés sur terre
Si j'ai tant envie de mettre les voiles
C'est que j'ai désespérément besoin d'air

L'air ambiant est remplit d'ions négatifs
Les nouvelles sont de plus en plus alarmistes
Je sais bien qu'il ne faut pas que je panique
Mais j'étouffe avec tous ces pessimistes

Je me verrai bien sur la lune, ou ailleurs
Avec toi, sans pépin, ni tracas
Un endroit où nous passerions des jours meilleurs
Bien loin de cet éternel branle-bas de combat

Nous pourrions prendre le temps d'aimer
Nous nous émerveillerions de tout et de rien
Fini les calculs et ce rythme de vie effrénée
Bien blottis au creux de tes reins

Il me semble que nous serions si bien ...

Lili 29 septembre 2009

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# Posté le dimanche 04 octobre 2009 09:05

Poésie 198

Faudrait peut-être vous réveiller
Grandir un peu pour changer
L'amour se prend toute une raclée
A force d'être ainsi galvaudé

De trip de cul en rêverie
De roman-fleuve en conte de fée
D'obsession en griserie
You ou faut vous réveillez

Dans cette ère de consommation
Il fait partie de votre épicerie du samedi
Après vous être consummé de passion
Sans un regard, vous le jeterez vendredi

En vous disant, bof, ce n'était pas lui
Le seul, le grand, l'unique
Et de jours en jours, de nuits en nuits
Cette quête iniatique quasi mystique

Ne vous mènera nulle part

Car l'amour est plus grand que tout ça
Plus fort, plus doux, plus tout
Il survit à tous les combats
Il survivra même après vous

Lili 13 mai 2009




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# Posté le mercredi 13 mai 2009 21:14

Poésie 197

Il est temps pour moi
D'aller voir ailleurs
C'est l'heure des choix
Tournent les heures

J'ai fais ce que j'ai cru juste
Au risque de me faire huer
Alors adieu les rustres
Je quitte ce monde éthéré

Pour retrouver tes bras
Oublier une bonne fois
Qu'en ce monde ici-bas
Nous guette les rats

Et c'est protégé par ton amour
Le visage en plein soleil
Que j'écoulerai les jours
De la musique plein les oreilles

Lili 13 mai 2009


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# Posté le mercredi 13 mai 2009 20:40

Modifié le mardi 26 mai 2009 08:41